Les derniers bagages

Il faisait très froid mardi, comme vous avez pu le voir sur la météo que Michaël a publiée dans l’article précédent. Moins 24 ° Celsius, soit une température ressentie de -38 ° (comptez dans cette différence le vent et l’humidité) ! Un temps à rester bien au chaud, me direz-vous… à garder le lit ou à regarder la télé blottis dans un plaid d’hiver… Mais non, bravant les éléments hostiles, nous sommes partis en quête de nos derniers bagages, qui nous attendaient à l’aéroport depuis samedi.

Cette mission avait pourtant plutôt bien commencé : Catherine, notre colocataire, nous a donné un lift de chez elle à l’aéroport, ce qui nous a permis de ne pas payer un aller en navette. En effet, c’était le jour de son départ pour Ougadougou, via Paris en France, où elle prépare son prochain film. Arrivés à l’aéroport à 15h15, il nous restait 3 1/4 d’heure avant la fermeture de notre bagagiste. Première surprise, les locaux de retrait des bagages ne sont pas à l’aéroport, mais à un coin de rue de là. Pour y aller, une seule solution (à part le taxi) : le bus 204. On se la tente local, on va prendre les transports en commun. On trouve rapidement l’arrêt de bus et on l’attend (rappelons qu’il fait -24°). Le premier bus arrive, pas la bonne direction. On attend le second (et il fait toujours -24°). Pendant ce temps, Catherine s’envole pour Paris, où le mois de mars offre quelques 15° au-dessus de 0 ! Nous on gèle et en plus on est paumés ! Le deuxième bus est arrivé, mais il ne prend pas non plus la bonne direction !!! Et pendant que le chauffeur nous explique ça, on se rend compte qu’il ne nous reste que quelques 20 minutes pour atteindre notre objectif avant d’être obligés de revenir le lendemain ! Le chauffeur est adorable, et revient sur ses pas pour nous rapprocher des taxis… Penauds, c’est le moyen sur lequel on se rabat finalement pour arriver chez le bagagiste quelques minutes avant 16h.

Le retrait des sacs est une autre paires de manches, qui nécessite non seulement de payer une taxe supplémentaire de 62 euros (!), mais aussi de passer la douane. Après avoir visité la rue Stuart Graham (qui ne contient que des bagagistes) en long, en large et en travers, on finit par récupérer nos affaires dans l’entrepôt, où un ours à tire-pal nous les remet contre signature. Les sacs font 140 litres, pour un poids de 60 kilos, il fait -24°, on ne sait pas exactement où est l’arrêt de bus le plus proche… Bref, on reprend un taxi jusqu’à chez nous.

Résultat des courses, on a payé chaque kilo de nos sacs 1 euro en plus que si on les avait transportés dans l’avion avec nous, sans compter les 50 euros de taxi et 62 euros supplémentaires… Mais on a enfin toutes nos affaires !!


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3 Comments

  1. Les parents Pauluzzz says:

    Hello,

    Votre périple me rappelle une émission ; La Chasse aux Trésors !! Seulement là, rien à gagner…mais la satisfaction de récupérer les pulls et autres affaires pour les empiler et jouer aux bibendums !! Allez courage il ne reste plus que qq semaines d’hiver, plein d’autres choses sympa vont arriver et vous feront oublier la rudesse du climat ! Ciao a presto

  2. PERRIN Lulu et Françoise says:

    Hello les jeunes, après avoir eu le plaisir de suivre les péripéties des parents dans les contrées chaudes du Cambodge, c’est les jeunes qui tentent de refroidir un peu leur ardeur dans la froidure Canadienne ….!!!!
    Découvrir avec vous ce pays qui est également le pays d’accueil d’une petite filleule cambodgienne que nous avons parrainée 2 ans, puis qui a été adoptée ainsi que ses frères et soeurs (4 enfants) par 2 familles canadiennes, nous fera doublement vibrer…
    Pour être plus en phase avec vous, la température commence à baisser et et nous allons devoir remiser pour quelques temps nos chemisettes et chemisiers contre un bon pull.
    A +

  3. pull, col oulés, bottine, gant et tuque.. pour le moment c’est encore des -10° ressentie -20°… mais bon bien habiller tu sent “moins”.
    Peux etre qu’on se croisera ici alors ?*
    :)

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