3 jours de canot-camping (4)

Lundi matin, la nature nous a réservé une belle surprise pour notre dernier jour de canot (eh oui, déjà…) : il fait chaud et le soleil brille ! Si certains transpirent (comme des porcs dans leur sleep…), tout le monde laisse éclater sa bonne humeur devant la deuxième bonne nouvelle : le vent n’a pas tourné, et va donc nous pousser toute la journée ! Après notre petit-déjeuner sur les cendres encore chaudes du feu de la veille, on reprend les rames pour le dernier départ, et pour une journée qui s’annonce d’ores et déjà splendide.

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A pieds, à la rame et à la voile
La traversée du lac qui nous a demandé tant d’efforts la veille parait facile : poussés par le vent, nos canots glissent facilement sur l’eau, et on atteint très vite le barrage, où commence le portage. Et c’est parti : on décharge à nouveau les canots, et on refait le trajet en sens inverse. Michaël s’essaye au porter de canot, mais laisse Thierry prendre le relai jusqu’à l’aire de départ. Oh joie, on a même retrouvé l’écorce de bouleau que Thierry tient absolument à me voir transformer en faire-part de mariage (…) : impossible de la perdre celle-là ! Par contre, le cadeau de Nath (sculpture intitulée “dents de castor sur bois sec”) a bel et bien disparu.

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Profitant des courants favorables, on avance, de lac en lac, de forêt en forêt, de coup de rame en coup de rame. Les conditions sont idéales, et chacun en profite sans toutefois ignorer qu’on est sur le chemin du retour. Alors on prend le temps. De regarder autour de nous, de graver dans nos esprits les couleurs des arbres et du ciel, les reflets dans l’eau et le son du vent dans les feuilles au-dessus des collines. Et si on ne rentrait jamais ? On prend aussi le temps de faire des bêtises : on aligne les canots, et on les maintient ensemble, pendant que Thierry et Guillaume, debouts à l’arrière des deux canots de cotés, tirent sur la bâche transformée en voile improvisée. Pauvre de nous, pauvres surfeurs, jouets du vent qui nous ballade d’un coté à l’autre du lac. Et pauvre Hugo, repeint par la bâche retournée par un vent inverse !

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Je ne parlerai pas, je ne penserai rien…
On avance bien (le métier qui rentre ?) et on dépasse bientôt le site de notre premier camp. A la recherche des Heineken perdues, grand mystère de nos soirées (et qu’on retrouvera finalement dans la voiture d’Hugo), on s’arrête un peu plus loin que le rocher où on a pris notre premier lunch pour une petite -dernière- pause dînatoire, pendant laquelle on prend la mesure de la maîtrise d’Hugo en argot français. On mange bien, comme d’habitude, avant de se poser sur la plage pour une sieste improvisée. Sous le soleil et dans le vent, on savoure encore une fois la quiétude de la nature autour de nous. Rêveurs, on en sent la fraîcheur sous nos pieds, et on laisse le vent fouler nos têtes nues…

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Mais il est temps de reprendre les armes et de replonger dans notre quotidien. On reprend les rames et on s’éloigne, vers la berge qu’on devine civilisée. On débarque une dernière fois les canots, et on charge les voitures. Après une dernière bière, les moteurs s’allument, et on prend la route, fatigués de tant d’émotions mais heureux de notre épopée. La poussière qu’on soulève sur le chemin souffle une dernière promesse : on reviendra. Par les soirs bleus d’été, on reviendra par ces sentiers, et on ira loin, bien loin, par la nature, heureux…

The End…
And they lived happily ever after ! Amis pagayeurs et canot-campeurs, le temps est venu de nous dire au-revoir. Un dernier paragraphe pour vous remercier pour ce super week end ! On remet ça (à l’eau) bientôt ? Promis, on s’appelle (allo) : à tantôt ! Applaudissements pour… (par ordre choronologique de truite pêchée)

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5 Comments

  1. super super, rien à ajouter…
    Nous avons vécu cette aventure avec vous. Grosses bises à bientôt

  2. Il va falloir vous mettre en quête d’un éditeur pour sortir” M§M au Québec” ….texte et photos extra !

  3. Une très très belle histoire !!!

  4. tonton&tata says:

    Bravo marie pour les textes , bravo le djeun pour les photos ,bravo mon frère pour les grimaces, bravo le québec pour le décors.
    Par contre le gars qui a oublié les bières faut plus le prendre dans vottre bande, c’est pas un gars fiable! C’est grave quand même … Oublier des bières m’enfin!!!

  5. Les Malécites transportaient en grand canot : rabaska le maïs et le tabac cultivé près de Boston au marché de Tadoussac. 4 personnes et 2 ou 3 tonnes par canot, et revenait avec le pémican et les peaux de caribous. Quelle belle vie.

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