8h du matin au bord de l’eau dans le Parc de la Vérendrye. Le soleil s’est levé depuis longtemps et il faut réveiller les derniers dormeurs dans les tentes. Il paraîtrait, selon certaines rumeurs, qu’il y aurait eu des ronfleurs dans la tente verte… Dans la tente rose, aucun problème à signaler, à part peut-être un petit manque de place ? De ce coté là, Rémy remporte la palme de la discrétion : il a fait de gros efforts pour se faire le plus petit possible !

Après un solide petit-déjeuner (malgré le manque cruel de confiture et un tout petit pot de nutella, on va finir par le savoir : les médisants remarqueront toutefois que les jus d’orange sont à peine entamés et que le pot de nutella suffit encore pour beurrer nos tartines actuellement…), on charge à nouveau les canots, pour une nouvelle journée au gré de l’eau. Les pêcheurs ont repéré une herbière, propice à attraper de beaux brochets. On commence donc l’étape du jour doucement, à laisser traîner les cannes de droite à gauche… Très peu de touches toutefois : les brochets nous bouderaient-ils ? Mais alors qu’allons-nous manger ce soir ?
Rame, rame, rameurs, ramez…
Le trajet du jour devait nous conduire à notre prochain campement, soit une distance d’environ 10 km. On avait un peu trainé dans l’herbière, alors on a du passer la vitesse supérieure jusqu’au lunch. Sans pause, coups de rames décidés (vous savez, ceux qui tirent sur les épaules), on avançait inexorablement, et on poussait au maximum. L’enjeu était important : arriver avant nos concurrents à notre dodo-paradise, et ne pas devoir ramer une heure de plus avant de rejoindre le prochain site ! Tout le monde y allait donc volontiers, en chantant.
On a tellement bien avancé qu’à l’heure de la pause de midi, on était plus qu’à une heure de notre campement ! Les troupes se sont écroulées sur la plage avant de reprendre quelques forces (pour ma part, j’étais au pain sec et à l’eau depuis la veille, et j’avais entamé ma journée par une rasade, thérapeutique, de Ricard… mais je ne m’étends pas sur ce petit problème d’ordre gastrique et si peu élégant). Puis on est repartis, ramant et tirant fort sur nos petits bras : mais qu’avions-nous été faire dans cette galère ?
Quand vient le soir sur le lac
Heureuse surprise : le campement était libre à notre arrivée. Après une petite collation, les garçons sont retournés pêcher sur le lac, pour nous ramener le souper. Pendant ce temps, Josée et moi installions les (2) tentes, et poursuivions nos agréables conversations de filles, avant d’accueillir comme il se doit les hommes victorieux : trois poissons, dont le plus gros pour Rémy ! Tout fier (avec raison) de sa pêche, il a ensuite suivi le cours initiatique de Thierry à la préparation du poisson.
Après le repas du soir, nous avons célébré la Saint-Jean en savourant quelques bonbons et une petite Mirabelle. Puis toute la gang a regagné les tentes, pour une nouvelle nuit dans la forêt.









