Lundi matin, au lever du soleil (et après un nouveau petit-déjeuner sans confiture), on embarque pour notre dernier jour de canot. Contrairement à l’avis de la météo, et heureusement pour nous, il ne pleut pas. Il ne pleut même pas du tout : aucun nuage à l’horizon, presque pas de vent, il fait chaud et beau sur le lac. Tout est prêt pour une journée idéale !
En canot dans les rapides
Bien sur, on commence par trainouiller un peu, les garçons pêchent et les filles prennent le soleil en dirigeant doucement. Mais les choses s’accélèrent très vite : des rapides droit devant ! Très excités, nous prenons notre leçon de canotage dans le courant : à l’arrière, il faut diriger, et l’avant doit aider à tourner plus vite. Règle essentielle : toujours pagayer, ne jamais s’arrêter, il faut aller plus vite que le courant pour garder le contrôle du canot.
Après quelques essais en eaux calmes, on se lance. On pagaye de toutes nos forces, à genoux au fond du canot, et on tourne et on évite un caillou, puis un gros tronc d’arbre. À l’avant de mon canot, je suis déséquilibrée par une énorme vague latérale : je tombe, je me relève, on pagaye toujours… Et puis voilà : les choses se calment, on s’en est sortis ! Comme Josée et Rémy, à l’avant de nos canots respectifs, je suis trempée de la tête aux pieds… Mais c’était tellement fun !
Arrivée triomphale à la voile
On s’arrête pour dîner peu après le dernier portage. Taboulé, salade de riz, chocolat et humous, on finit les restes du week end avant d’entamer notre désormais traditionnelle sieste du dernier jour. Sur notre petite presqu’île au bord du lac, on s’endort au soleil, bien installés sous nos gilets de sauvetage…
Et c’est l’heure de repartir. Mais si on a ramé tout le week end, il est maintenant temps de hisser la grand-voile. Oui oui, vous avez bien entendu : la voile. On avait commencé l’expérience la dernière fois, Guillaume avait renouvelé l’expérience et optimisé le principe avec une bâche à peinture de chez Rona. On était fin prêts. Michaël et Guillaume, debouts à l’arrière, tenaient chacun un bout de la voile attaché à leur pagaie. Thierry à l’arrière du canot du milieu dirigeait. Josée tenait les trois canots ensemble. Remy et moi, à l’avant, tenions les deux autres bouts de la voile.
Le vent s’est mis à souffler dans notre voile transparente, et les canots ont commencé à avancer. Peu à peu, on a pris de la vitesse, et on glissait sur l’eau encore plus vite qu’à la rame. Le vent a tant et si bien soufflé qu’on a parcouru tout le grand lac sans donner le moindre petit coup de rame… On a fait plusieurs jaloux, de nombreux curieux, et on a affalé la voile une fois les canots échoués sur la plage d’arrivée.
Il restait le plus triste : remballer les affaires dans les voitures, rendre les canots et les pagaies, et puis partir pour revenir dans nos vie quotidiennes. Mais pendant que les garçons rinçaient les canots, Josée et moi n’avons pas pu résister à un plongeon dans l’eau du lac !








