Dernier article de notre road-trip vers Chicago et les Grands Lacs. A quelques jours du retour, on se laisse vivre, on se délasse sur la plage et on se prépare pour le boulot lundi ? Pantoute ! On est sur les routes à 8h dimanche matin pour assister à un office gospel, et on se couche tard samedi soir pour rendre hommage à Al Capone… Un petit article et quelques photos pour finir ce périple en beauté !

À la rencontre d’Al Capone
Samedi matin, on s’est réveillés dans le sofa de Jonathan et Delphine. Au 42e étage d’un immeuble, leur vue plonge sur le lac, et est imprenable sur le centre-ville au loin. On est allés faire quelques courses, puis on a pique-niqué sur la plage, avant de nous séparer pour l’après-midi. Michaël et moi avions des achats à faire : des souvenirs sur Magnificent Mile. Le soir, suivant les conseils de nos guides locaux cette fois-ci, on s’est rendus en métro au Green Mill, le club où Al Capone et sa bande avaient leurs habitudes.
Nous avons été admis à l’entrée par un Monsieur à grandes moustaches, qui, comprenant qu’on était français, nous a salué en nous montrant avec gourmandise sa collation : des madeleines ! Le club était bondé, mais il allait le devenir encore plus au fur à mesure de la soirée puis de la nuit (le show termine à 5h…). L’air était enfumé et les bouteilles s’alignaient derrièe un autel à la mémoire d’Al Capone. Le jazz offert par la troupe sur la scène faisait taper des mains, bouger les têtes et applaudir à tout rompre. Trompettes, saxos, percussions, un piano extraordinaire et une ambiance folle nous ont fait rêver un bout de la nuit… Mais attention : les Chicagoens préfèrent ne pas trop parler de ce passé-là, et raccourcissent bien vite les conversations tournant autour d’Al Capone.



Dimanche matin à la messe
Dimanche matin, dernier jour à Chicago, avant le grand retour à Montréal. Levés à 8h, on se dirigeait aussi bien habillés que possible vers le terminus Sud de la ligne orange pour une expérience à laquelle on ne s’attendait pas du tout : une messe gospel. Arrivés dans l’église, on a tout de suite compris que ce n’allait pas être un petit office avec quelques chanteurs : une chorale de 50 personnes habillées dans toutes les couleurs chantait et dansait sur la scène, les spectateurs tapaient des mains, reprenaient les chants ou criaient « Oh Yeah ! That’s true ! Alleluia ! », se levaient et ouvraient leurs mains au ciel… Pendant deux heures, ça a été la fête à l’église ! Des jeunes de la paroisse sont venus danser un hip-hop énergisant sur la scène, et un révérend de 25 ans est venu expliquer que suivre Jésus signifie faire ce que nos parents n’ont pas pu faire, repousser les limites du possible. Il parlait de Star Trek, et des oreillettes, fiction en 1969, réalité quotidienne aujourd’hui : tout le monde est sorti motivé par ce sermon, avec une envie folle de faire quelque chose de notre vie. Le pasteur a cité les noms des absents, hospitalisés ou en voyage, et l’assemblée a accueilli les visiteurs (dont nous !) avec force poignées de mains et sourires. Vous y croyez, vous ? Personnellement, je n’aurais jamais imaginé ça !



Dernier moment à Chicago et rush : j’avais oublié l’heure de l’avion, et il était dans 3h ! Finalement, on est arrivés à temps, et on est montés dans l’avion après l’embarquement le plus rapide que j’aie jamais vu. Michaël et moi avions « été sélectionnés » pour subir une fouille supplémentaire, et tout le monde a du enlever ses chaussures !
Et pour finir…
Dans l’avion, on a réalisé que pour la première fois, on REVENAIT à Montréal, dans un avion American Airlines. Ça fait maintenant 2 semaines qu’on est revenus, mais ces souvenirs sont encore bien présents dans nos esprits. On a vécu notre semaine de voyage passionnément, et on en reste impressionnés. Ça fait 5 mois qu’on est en Amérique du Nord, et on a déjà découvert tellement d’endroits, de paysages ! Dans le livre que je suis en train de lire, et dont je vous ai parlé dans un article précédent, Michel Tremblay écrit « On dit toujours que les voyages forment la jeunesse : c’est vrai. Mais quand on attrape la jeunesse à 40 ans… » J’ai l’impression d’avoir rattrapé cette jeunesse grâce à ce voyage et à notre vie au Québec, d’avoir réouvert les yeux sur ce qui nous entoure, d’être à nouveau impressionnée par tout, parce que tout est nouveau !

