On vous en a parlé un peu dans le dernier article : on avait prévu un programme chargé pour la visite de la famille de Michaël et Thierry au Québec. Et ça commençait dès le week end du 1er septembre, où le congé de la Fête du Travail nous a accordé un long break de 3 jours… Que nous avons bien sur mis à profit pour repartir en canot-camping, et initier nos visiteurs à cette aventure.

Arrivée mouvementée pour Paolo et Martine
Dès l’arrivée de Martine et Paolo à l’aéroport, à peine le temps de prendre une douche, on partait vers Trois-Rivières, passer leur première nuit chez Thierry et Josée, où une partie de la famille attendait déjà. Après avoir bien fêté l’anniversaire de Michaël (comme raconté dans l’article précédent), certains auraient bien eu besoin d’alumettes, pour tenir leurs yeux ouverts en cette heure tardive (rappelons à nos lecteurs qu’à 23h à Montréal, il est 5h du matin à Paris… les français fraîchement débarqués auraient du être au lit depuis longtemps !)… Et c’est seulement quand le salon a été envahi de sacs étanches et des bagages défaits de tout le monde, que la troupe est partie au dodo…
Canot-camping, ça ne voulait pas dire grand-chose pour les danjoutinois qui allaient bientôt être initiés à cette tradition. Si lire un article à ce sujet de temps en temps sur envolemoi est une affaire, y participer pendant 3 jours en est une autre ! Et le lendemain au réveil, on sentait une certaine appréhension : mais il va falloir ramer tout le temps ? Et mon sac de couchage est assez chaud ? Il va faire beau ? On a fini par tout charger, vêtements, matériel et nourriture, dans les sacs, et on a pris la route pour une nouvelle expédition sur les lacs de la réserve faunique du Parc de la Mauricie.
Après avoir réservé nos emplacements de camping à l’accueil, c’est tout équipés (rames et gilets de sauvetage) que nous nous sommes dirigés vers la zone de départ. Martine et Olivia ont fait quelques mètres d’essai (plus ou moins droits), Paolo a embarqué avec Thierry, moi avec Josée, et Michaël a pris les commandes de son kayak… et on est partis !
Jour 1 : premiers coups de rames, chutes et aurores boréales
Le parcours commence par la traversée d’une zone de faible profondeur d’eau, entre les joncs et les algues… un petit parcours bucolique pour commencer et se mettre en jambes ! Mais au beau milieu du parcours, un inquiétant bruit de cascade nous a alertées : un castor avait décidé de construire sa maison juste devant nous, et il avait monté un véritable barrage sur notre chemin ! Le choix était limité : tout le monde est descendu de son canot pour franchir l’obstacle. Plus tard, à l’heure du lunch, après une belle chute de Martine, on s’est rendus compte que nos équipes n’étaient pas forcément les meilleures combinaisons possibles, et qu’il nous manquait pas mal de vaisselle… Tant pis ! Les couples allaient partager verres et assiettes ! Et au départ de ce premier arrêt, ce sont Martine et Thierry qui sont partis les premiers, suivis d’Olivia et Josée, puis Paolo et moi et Michaël, toujours sur son kayak.
Bien que la première nuit fut assez fraîche, tout le monde a apprécié le repas dans les bois, à la lueur des bougies et du feu. Vers 11h, Thierry a remarqué un phénomène étrange : par endroits, le ciel se teintait de nuées blanches et vertes, qui se déplaçaient puis disparaissaient au-dessus des collines… Rapidement dégainé par Michaël, l’appareil photo nous a donné la clé de l’énigme : on observait des aurores boréales ! Tout le monde est parti au lit assez rapidement cette nuit-là, et Michaël et moi avons testé notre nouvelle tente, après avoir rangé la vaisselle et la nourriture à l’abri. Essai concluant : bien qu’elle soit petite, la tente suffit pour deux, et s’avère pratique avec de nombreux rangements… Évidemment, elle était bien plus facile à monter dehors que dans notre cuisine !












