En ce début d’automne pluvieux et froid, les visiteurs sont repartis depuis longtemps outre-atlantique. Leur séjour a été pas mal occupé, entre New-York, Québec, Saint-Etienne et Montréal, et il nous restait à raconter notre dernière étape commune : un week end de 3 jours dans le Charlevoix, au bord du Saint-Laurent. Premiers pas dans la forêt d’automne toute en couleurs, pluie et soleil éclatants pour cette dernière découverte, home cinema, pizzas au thon et gateaux de fête : un au-revoir nostalgique mais plein de bonne humeur !
Le Charlevoix, entre ciel et fleuve
Vendredi soir, après le travail, Michaël et moi repartions, direction Québec et au-delà pour rejoindre toute la bande des Chouffot dans le Charlevoix. La région de Charlevoix s’étend sur 6 000 km2, de Petite-Rivière-Saint-François (au Nord de Québec) à Tadoussac, aux confluents du Saint-Laurent et du Fjord du Saguenay. Entre le Fleuve et les montagnes des Laurentides, elle offre des paysages magnifiques, entre des petits villages et des vues imprenables sur le Saint-Laurent. Sur la route vers ces contrées sauvages, dans notre grosse voiture de location, on a parcouru d’un trait les 350 km qui nous séparaient de notre destination. Après Québec, à la nuit tombée, on avançait sur des routes immenses, sans fin, et sans jamais croiser aucun autre véhicule. Les Cow-boys Fringants à fond sur la stéréo, on était seuls au monde ! Grâce à Thierry, guidés par cellulaire, on a réussi à arriver à destination vers 1h du matin… après de nombreux tours et détours dans Québec ! Une petite collation, et vite au lit pour être prêt pour le lendemain.
En canot dans le Parc des Hautes-Gorges de la Rivières Malbaie
Un grand soleil nous attendait à notre réveil samedi matin. Pieds nus sur la terrasse du chalet, on savourait notre déjeuner avec une vue superbe sur le Saint-Laurent en contrebas. Quelques épluchures de patates plus tard, on était déjà partis (on ne traîne pas chez les Chouffot / Pauluzzi !) vers un des nombreux parcs qui font la richesse des paysages de la région : le Parc des Hautes-Gorges de la Rivière Malbaie. Vraiment unique, le relief du Parc a été forgé par la rivière Malbaie, qui coule aujourd’hui entre des montagnes de plus de 1 000m de haut. Celle-ci servait il y a 20 ans pour le flottage du bois : les draveurs la parcourait debouts sur des billots, qu’ils dirigeaient à l’aide d’une gaffe. Hommes forts des villages, ils travaillaient dur, pendant des journées de 12h parfois ! Parce-que les débris de bois polluaient trop la rivière, cette pratique est interdite au Québec depuis 1987, et les lits et les berges ont été nettoyés lors d’opérations de grande ampleur.
Les hommes sont partis en canot, suivre le chemin des draveurs entre les montagnes, pendant que les filles gravisaient les reliefs avec leurs super VTTs noirs 50 000 vitesses. Au bord de la rivière Malbaie, entre les montagnes escarpées, on jouait à la Rivière Sans-Retour. Et le retour fut plus difficile : vents contraires, vagues, les canoteurs ont eu du mal à revenir. Grâce à nos 50 000 vitesses, les filles se jouaient des montées et des descentes, avalant les kilomètres sans peiner (qui me croit ?). Sur la route du retour, une grande émotion : on a croisé notre premier ours, tout noir, sur la bas-coté !
De retour au chalet, on attendait de nouveaux arrivants : Guillaume, Nath et Joe ont complété l’équipage à la nuit tombée, pour un premier repas du soir tous ensemble au chalet.









